YILY
par @Yannick Kouakou
Et si gérer ses secrets pouvait rester simple ? Découvrez Yily, un gestionnaire de secrets open source, léger et auto-hébergé, pensé pour garder le contrôle de ses données et de son infrastructure.
C'est quoi, Yily ?
Yily est une application open source de gestion de secrets, légère et rapide. Elle sert à stocker et organiser vos clés d'API, mots de passe, tokens et autres informations sensibles.
Le projet est né d'un besoin simple : disposer d'une solution auto-hébergée, facile à déployer, simple à utiliser et efficace, sans la complexité des outils plus lourds.
L'idée est de trouver un équilibre entre simplicité, performance, sécurité et maîtrise de son infrastructure.
Pourquoi l'auto-hébergement ?
Avec un service hébergé chez un tiers, vos secrets vivent sur les serveurs de quelqu'un d'autre.
Avec une solution auto-hébergée, vous gardez la main :
- vous décidez où tourne l'application ;
- vous contrôlez qui peut y accéder ;
- vous choisissez où sont stockées les données.
Pour des équipes qui veulent garder le contrôle, ou qui travaillent avec des contraintes de budget et de confidentialité, c'est un vrai avantage.
Sous le capot
Yily s'appuie sur des technologies modernes et sobres :
- Go pour le serveur et la ligne de commande ;
- Echo comme framework web pour l'API ;
- SQLite pour stocker les secrets et leurs métadonnées ;
- SolidJS pour l'interface web ;
- Tailwind CSS pour le style de l'interface ;
- Nix pour construire et empaqueter le projet.
Le dépôt est organisé en monorepo, avec deux parties principales :
client/
server/
Le dossier client contient l'interface web, tandis que server regroupe l'API, la CLI et les services internes.
Ce choix de technologies va dans le sens de la promesse : peu de dépendances lourdes, un déploiement allégé, et une base de données qui tient dans un simple fichier.
Et la sécurité ?
Yily chiffre les valeurs des secrets au repos avec AES-256-GCM, un standard de chiffrement largement reconnu.
Le serveur a besoin d'une clé maître de 32 octets, encodée en Base64, fournie via la variable d'environnement YILY_MASTER_KEY.
Générer la clé maître
On peut la générer en une commande :
openssl rand -base64 32
Mais générer la clé n'est que la première étape. Sa gestion est tout aussi importante.
Quelques précautions
- Ne jamais versionner la clé : ni dans Git, ni dans un fichier
.envrempli. - La sauvegarder ailleurs que la base de données, dans un endroit sûr.
- La conserver d'un redémarrage à l'autre : en générer une nouvelle à chaque fois rendrait les données existantes illisibles.
- Ne pas la perdre : sans elle, tous les secrets chiffrés sont définitivement irrécupérables.
C'est une bonne illustration d'un principe de la sécurité : plus un système est fort, plus la gestion de sa clé devient la partie critique.
Un projet jeune, qui cherche des contributeurs
Yily est encore à un stade précoce de développement, et son auteur le dit clairement.
Le dépôt affiche aujourd'hui une dizaine d'étoiles, quelques forks, des issues ouvertes et une pull request en cours.
L'ambition est de construire l'outil avec la communauté open source : idées, retours, discussions et contributions sont les bienvenus.
Le projet est publié sous licence MIT, l'une des plus permissives : vous pouvez l'utiliser, le modifier et le redistribuer librement.
> À garder en tête : comme le projet est jeune, évaluez-le avec soin avant de lui confier des secrets de production, et testez-le d'abord sur un environnement non critique.
Pourquoi s'y intéresser ?
Pour apprendre
C'est un bon terrain pour :
- lire du code Go ;
- comprendre une architecture client/serveur ;
- voir comment on chiffre des données en pratique.
Pour contribuer
Un projet jeune offre encore beaucoup de place pour contribuer :
- documentation ;
- tests ;
- interface ;
- fonctionnalités.
Pour l'utiliser
Si vous cherchez un gestionnaire de secrets simple, Yily mérite d'être suivi, en gardant à l'esprit qu'il évolue encore.
Pour aller plus loin
Le projet est disponible sur GitHub :
github.com/yannick2009/yily
Le fichier CONTRIBUTING.md explique comment participer.
Une étoile sur le dépôt, c'est déjà un coup de pouce pour la visibilité d'un projet qui démarre.